UN NOUVEAU THÈME DE VISITE : LES PLANTES MEDICINALES

Visitez le jardin des plantes médicinales…une oasis au charme incroyable…un jardin de

Copyright Véronique Pipers

référence pour les amateurs d’herboristerie. Une découverte didactique de quelques 250 plantes médicinales sur 500m2.

Lessines a toujours été un haut lieu de la culture des plantes médicinales et de l’herboristerie. Le couvent hospitalier de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose comporte un magnifique jardin de plantes médicinales où il fait bon se promener. Mieux encore, si vous êtes intéressés par les plantes et leurs bienfaits sur la santé, la beauté et le bien-être, vous y trouverez des panneaux didactiques qui, pour chaque plante, vous détailleront sa partie utilisable, ses propriétés, indications et les façons de l’utiliser, avec en plus à chaque fois une petite anecdote sur la plante …. Le jardin possède également une jolie roseraie.

Le jardin de simples et la glacière

Copyright Véronique Pipers

Derrière le haut mur de briques blanchies, se cache le jardin clos, ancien cimetière des religieuses reconverti en potager où gisent encore quelques pierres funéraires. Dans ce jardin, à l’angle Sud-Ouest, les restes de l’ancienne distillerie de l’hôpital sont du 18e siècle également. Tout à côté, un jardinet surélevé abrite sous ses épaisses frondaisons une grande glacière du 19e siècle, toute en briques, en parfait état de conservation. La glace sciée pendant l’hiver sur la Dendre y était stockée en quantité telle qu’on pouvait encore en trouver plus d’un mètre au mois d’août suivant. Elle servait aux compresses, à des boissons rafraîchissantes, à la conservation des viandes, et fonctionnait encore pendant la première guerre mondiale.

Copyright Nicolas Cerisier

Cette glacière est située dans le jardin suspendu, appelé « Jardin du Bon Dieu » du fait du grand crucifix en bois polychrome qui surmonte la construction; celle-ci, comme presque toutes les glacières, ne présente extérieurement qu’un monticule de terre planté d’arbres de diverses espèces l’abritant des rayons du soleil. Son entrée est située au nord (vents froids) et donne accès à un escalier se terminant par une seconde porte (les glacières devaient au moins posséder deux portes). Derrière celle-ci, un vestibule s’ouvre sur le puit proprement dit, majestueuse construction de briques avec voûte hémisphérique, de 8 mètres de diamètre et 10 mètres de haut dont le fond est creusé d’un conduit circulaire destiné aux eaux de fonte; afin de diminuer la chaleur, les murs étaient tapissés, durant l’emploi, de bottes de paille. La glace était sciée pendant l’hiver sur la Dendre et remplissait le puits; de cette manière, on pouvait encore trouver, au mois d’août suivant, environ 1,50 mètre de glace destinée aux compresses des malades, à la confection de boissons rafraîchissantes et à la conservation des viandes. La glacière de l’hôpital de Lessines fonctionnait encore durant la première guerre mondiale.

 

Le jardin intérieur

Le cloître et son jardin

En plein cœur de la ville, quel havre de paix, préservé de l’agitation du monde! On n’y entendait que les oiseaux, le murmure des religieuses disant leurs prières…

On ne peut restreindre la fonction d’un cloître à une simple galerie de circulation. La sérénité qui se dégage tant du cloître que de son jardin nous rappelle que cet espace était jadis lieu de prière, de méditation et de communication pour la communauté de religieuses. C’est l’espace de clôture réservé aux sœurs.
Le cloître évoque donc l’isolement, le renoncement mais, grâce à son jardin intérieur, il est aussi ouvert sur le ciel.
La religieuse est ainsi tournée vers le Royaume annoncé par le Christ. Le public, lui, n’avait accès qu’à la chapelle et à la salle des étrangers. Les religieuses ont entamé la reconstruction du cloître vers 1530 pour l’achever vers 1710.
Près de 2 siècles de travaux et pourtant une belle harmonie tant au niveau du style (gothique tardif) que des matériaux choisis (briques enduites et pierres de grès blanches).

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